Vous êtes-vous déjà demandé quelles dispositions vous souhaiteriez prendre concernant vos obsèques et votre dépouille ?
Ces choix, régis par les croyances religieuses ou spirituelles, les préférences personnelles, voire les impacts environnementaux, répondent également à des tarifs différents.
Aujourd’hui, même si toutes les possibilités ne sont pas permises, il existe un certain nombre d’options proposées et autorisées par la loi en matière de sépulture.
Tour d’horizon.
Les sépultures individuelles
La sépulture individuelle constitue un emplacement dédié où les restes d’un seul défunt sont conservés.
La tombe
C’est la sépulture traditionnelle par excellence. La tombe est un emplacement dédié dans un cimetière, creusé pour y accueillir le cercueil du trépassé.
Pour donner un ordre d’idée, la plus vieille tombe individuelle en France (c'est-à-dire le plus ancien emplacement creusé volontairement pour y déposer une dépouille) remonte à 50 à 60 000 ans, soit à l’époque néandertalienne. Il s’agit de la grotte de La Chapelle-aux-Saints en Corrèze.
La tombe constitue un lieu à la fois clair et à la symbolique très forte. Une tombe confère souvent au défunt une certaine forme de présence, rassurante et tangible, pour l’entourage. Le recueillement y est donc facilité.
Le cavurne
Le cavurne est une sépulture enterrée ayant pour vocation d’accueillir l’urne funéraire contenant les cendres du défunt qui a opté pour une crémation.
Si l’inhumation a très largement dominé les usages en matière de sépulture, il faut savoir que la crémation est désormais majoritaire et représente plus de 60% des décès en France.
Le cavurne permet donc d’offrir un lieu de recueillement dédié et individuel aux proches du défunt.
Plus compact qu’une tombe classique, le cavurne est donc généralement plus aisé à entretenir que cette dernière. On peut noter également que cette option peut s’avérer moins onéreuse qu’une tombe traditionnelle, tout en permettant d’agrémenter le lieu des ornements traditionnels tels que les plaques funéraires.
Les sépultures collectives
Les concessions funéraires collectives et familiales
Au cimetière, une concession collective ou familiale est un emplacement réservé pour accueillir plusieurs personnes. Administrativement parlant il existe une mince différence entre les deux.
La concession collective
La concession collective est prévue pour accueillir plusieurs membres. Ceux-ci doivent être explicitement désignés dans l’acte de concession/
La concession familiale
La concession familiale, elle, est prévue pour la personne qui l’a acquise - que l’on nomme “Le Fondateur” et pour sa famille directe, à savoir son / sa conjoint(e), et ses descendants.
Qu’elle soit familiale ou collective, la concession peut être temporaire (5 à 15 ans), trentenaire (30 ans), cinquantenaire (50 ans) ou perpétuelle, c’est à dire à vie, sous réserve qu’elle soit entretenue et qu’il reste des descendants.
Le Columbarium
Dans un cimetière, le columbarium est un espace destiné à recevoir les urnes des défunts qui ont opté pour une crémation et non inhumation.
Comparable à une grande étagère, il est composé de niches, d’alcôves, dans lesquelles sont logées les urnes contenant les cendres des défunts.
Il est en règle générale inscrire le nom de la personne décédée, d’y déposer des fleurs ou d’y ajouter une plaque funéraire commémorative.
La dispersion
La dispersion des cendres d’un défunt ayant choisi la crémation est autorisée en France.
Toutefois, Attention ! tout n’est tout de même pas permis. Voici un petit tour d’horizon de ce que vous pouvez et ne pouvez pas faire :
Ce que l’on peut faire
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Disperser les cendres dans un jardin du souvenir
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Disperser les cendres en pleine nature si le lieu consitue une environnement naturel ouvert et non aménagé, non fréquenté et hors de la voie publique (exemple : en montagne, en forêt ou en prairie).
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Disperser les cendres en pleine mer à au moins 300 mètres des côtes, hors d’un port ou d’une zone de baignade, et si l’urne immergée est biodégradable.
NB : Il est nécessaire de déclarer le lieu de dispersion des cendres à la mairie de la commune de naissance du défunt afin que cela soit inscrit dans un registre.
Ce que l’on ne peut pas faire
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Garder l’urne chez soi
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Diviser les cendres (entre différents proches ou pour en faire plusieurs “mini urnes”, ou encore pour les disperser à différents endroits)
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Disperser les cendres dans un lieu public fréquenté
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Transformer les cendres en “objets fantaisie” (bijoux, œuvres d’art…)
Et si on terminait sur une touche insolite ?
James Dohaan, l’acteur incarnant le fameux Scooty dans Star Trek, avait souhaité être incinéré. Une partie de ses cendres (7 grammes, précisément) a été envoyée dans l’espace à sa demande dans une fusée sonde et a passé 4 minutes en vol suborbital, avant de redescendre sur terre par parachute.